samedi 25 avril 2009

Royal-Rivoli (Paris 4ème)


Etrange destin pour ce cinéma de la très animée rue de Rivoli, à deux pas du Châtelet et de l'Hôtel de Ville...

Ouvert en 1935, cette salle appartient au circuit "Cinéac", spécialisé dans la projection en continu de films d'actualité, entrecoupés de dessins animés et documentaires.

Ayant pour nom le "Cinéac-Le Journal", puis le "Cinéac-Rivoli", c'est alors une salle de 352 places.

Au fil des années, et au fur et à mesure du développement de la télévision, les cinémas d'actualités disparaissent du paysage parisien et se transforment pour la plupart en cinémas traditionnels.

C'est le cas de cette salle, qui devient un cinéma de quartier, le "Royal-Rivoli".

Au début des années 80, c'est hélas l'heure de la fermeture définitive... et l'endroit se transforme en une grande solderie, conservant son nom, sa marquise et même son cadre d'affiche !

A l'intérieur, tout laisse deviner l'origine du lieu : le couloir d'accès à la salle, la hauteur sous plafond, les piliers, les fenêtres de projection, et même les trous de fixation au sol des fauteuils !

Un incendie, survenu le mercredi 31 août 2005, a mis un terme à l'activité de ce commerce, et le bâtiment est désormais muré, la marquise et le cadre d'affiche étant toutefois toujours en place !

Mise à jour du 13 novembre 2014 : plus aucune trace de l'ancien cinéma ne subsiste, un commerce ayant été reconstruit à sa place...

 L'ancien hall d'entrée en cours de transformation en commerce...

Disparition de la marquise et du cadre d'affiche... - Capture d'écran © Google Maps

Localisation : Paris 4ème - 78, rue de Rivoli


12 commentaires:

  1. Cette salle s'est-elle également appelée sur sa fin "Rivoli-Beaubourg" ? C'est le nom de cinéma que j'ai dans mes tablettes pour y avoir vu Blade Runner en février 1984, et il me semblait que c'était à cet endroit...

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  2. Le "Rivoli-Beaubourg" est une autre salle, toute proche puisque située au numéro 80.

    Elle a malheureusement cessé son activité le 29 mars 1985 à cause d'un attentat qui a détruit le cinéma lors d'un festival du film juif...

    C'est maintenant un supermarché.

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  3. Bonjour,
    Aucune trace du cinéma situé devant le métro Saint Paul, rue Saint Antoine.
    Où peut -on trouver une photo de la façade?
    Cordialement.

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    1. Je le recherche moi aussi. Il était en effet situé à la hauteur de la station de métro St.Paul (celle-ci ayant été déplacée).
      Il s'appelait "le Studio Rivoli" On y voyait surtout des "peplums".

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  4. Pour résumé, selon mes tablettes actuelles, il y a eu rue de Rivoli :
    78 : "Royal Rivoli", précédemment appelé "Cinéac le Journal" puis "Cinéac Rivoli"
    80 : "Rivoli", également appelé "Rivoli Cinéma" puis "Rivoli Beaubourg"
    117 : "Studio Rivoli", ouvert sous le nom de "Cinéphone"
    A noter que ce dernier numéro est problématique dans la numérotation actuelle : le dernier numéro impair rue de Rivoli est le 111 et est affiché (cf. Streetview) au bout de l'aile du Louvre.
    Les façades de cette photo devrait permettre de retrouver l'emplacement précis : http://www.flickr.com/photos/56556694@N04/8662897186/

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    1. Je me permets d'intervenir pour signaler que le "Studio-Rivoli" était situé au 117 rue Saint-Antoine, et non rue de Rivoli !
      Je ne lui ai pas encore consacré de sujet, mais je peux déjà préciser qu'il a ouvert en 1938 (Cinéphone-Rivoli) et fermé définitivement en 1980...

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    2. d’accord avec vous j' habitait rue st Antoine au 73 l'entrée a droite du cinéma gaumon st Paul je connais bien le cartier

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  5. C'est aujourd'hui un parking sur deux sous-sols.
    Au dessus la façade est du XVeme siècle.
    Ce lieu à donc une longue histoire (salle de bal Rivoli au XIXéme siècle)
    Voir le le livre de Claude Dubois "la rue saint Antoine" ed.JP Rocher avec une photo du studio Rivoli et ...des souvenirs de cette salle qui projetait des films de "série B"(p.65 à 75)
    contrairement au Gaumont (73 rue saint Antoine) qui datait de 1913 avec 1967 places.
    Il a cédé la place à un Monoprix en 1966.

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  6. L'incendie du Royal-rivoli est vraiment suspect....

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  7. En fait d'anonyme : je m'appelle Portier Michel (et je suis déjà intervenu ailleurs sur cet excellent site et je dois d'ailleurs aller rectifier quelque chose au sujet d'un cinéma qui était au métro "Reuilly-Diderot" car j'ai peut-être fait une erreur avec le "Reuilly" que je n'ai pas connu et le "Rambouillet" que je connaissais un peu (l'histoire avec le film "Playtime")...

    Bonjour, Je ne pense pas que le "Cinéac Rivoli" s'appelait à la fin le "Royal-Rivoli" car c'était plutôt le nom du magasin de solderie qui avait donc remplacé ce cinéma de quartier. D'ailleurs, la photographie montre bien la marquise de cet ancien cinéma avec ce nouveau bandeau bleu ciel dont les côtés sont faits pour préciser la nature des marchandises du magasin/bazar.
    J'ai connu ce cinéma qu'un peu (en allant surtout voir le film "Hatari" 1962 avec John Wayne mais également "Le Jardinier d'Argenteuil" avec Jean Gabin et un autre John Wayne avec "Les Quatre fils de Katie Elder". C'était donc - selon - des présentations tardives de films vus vers seulement la fin des années 60. Le "Cinéac-Rivoli" ne sentait pas très bon... Son voisin (donc au numéro 80 de la rue de Rivoli) le "Rivoli Cinéma" avait un long couloir avant d'accéder à une salle composée (comme le "Cinéac Rivoli") uniquement d'un orchestre. J'y ai vu au moins deux films "La Loi du survivant" avec Michel Constantin et Alexandra Stewart "Danger : Diabolik" avec John Philip Law et Marisa Mell. À la différence du "Cinéac-Rivoli", nous avions ici des films plus que récents (ce qui ne veut pas dire que ce n'était pas intéressant de rattraper des films ailleurs grâce au "Cinéac-Rivoli" par exemple).

    Au sujet du "Studio Rivoli" : il y a effectivement une source sur la Toile qui précise un cinéma avec ce nom et Cinéphone entre-parenthèses au 117, rue de Rivoli (niveau Ier arrondissement). C'est naturellement une erreur du site "Nos cinémas de quartier à Paris" dont l'inventaire des cinémas (il est précisé que cette liste commence à partir de 1922) est très brouillon et sans vraiment de remise à jour ou d'erreurs rectifiées). On "oublie" par exemple le cinéma "Picardy" collé à un cinéma le "Palais des Arts" situé sur le boulevard Sébastopol.

    Par contre, je suis dans la confusion au sujet de cette dernière salle (le Studio-Rivoli) et le "Saint-Paul" (ex "Saint-Paul Aubert" et (ou ?) "Gaumont Saint-Paul" ou plutôt je pense "Saint-Paul Gaumont" ; puisque le nom de la société à la marguerite apparaissait toujours après le nom propre du cinéma (c'est donc bien plus tard que l'on inversa les enseignes notamment chez Gaumont). Je me souviens avant tout d'un cinéma qui était face à la sortie du métro "Saint-Paul" vers le coin où ça ressemble à une place en face du cinéma. S'il s'agit du "Saint-Paul" qui n'était plus "Gaumont", je pense y avoir vu un film bien au-delà de 1966 (plutôt fin 1967 ou début 68 avec la reprise dans ce cinéma de "Le Gendarme de Saint-Tropez". Donc, ce cinéma n'a pu fermer en 1966 (même si je venais des fois à Paris avec mes parents aux fêtes de fin d'années, mes souvenirs du "Saint-Paul" ne sont liés qu'à l'époque où nous sommes revenus dans la capitale en tant que Parisiens. Depuis 2008, je ne suis plus Parisien et je n'ai pas eu l'occasion pour l'instant de retourner dans le quartier Saint-Paul lorsque je viens à Paris et afin d'aller vérifier par moi-même...

    Cinématographiquement votre - Michel Portier.

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    1. Bonsoir Michel,
      Merci pour ce long commentaire, très instructif !
      Le cinéma a bien porté le nom "Royal-Rivoli", des programmes et annuaires en attestent.
      Cordialement.

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  8. Bonjour,

    Il me semble bien que ce cinéma se nommait toujours le Royal Rivoli au début des années 80...Un copain de lycée habitait en face et nous y avions vu Diva de Beinex à sa sortie ainsi que le film culte de David Lynch Eraserhead. Il est ensuite effectivement devenu un gigantesque "tout pour rien" qui vendait aussi bien de la vaisselle made in China que des livres bon marchés...on y passait alors pour admirer les pin-ups des vieux numéros de Paris-Hollywood qui y étaient soldés !
    Grégoire Alessandrini
    www.nyc90s.com

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