samedi 30 octobre 2010

Lumina (Audincourt - 25)


Voici les restes de l'ancien cinéma "Lumina" de Audincourt (25), en cours de démolition...

Le Lumina a ouvert ses portes en 1927, créé par Moïse Foglia : c'était un cinéma de 900 places.

Au cours des années 70 ou 80, le cinéma est transformé en complexe de 4 salles, configuration qu'il conservera jusqu'à sa fermeture définitive en 2005, année de l'ouverture d'un multiplexe de 10 salles (le Mégarama Lumina) construit et exploité par le même propriétaire.

Le Lumina va être transformé en un lieu "dédié aux musiques actuelles", qui sera ouvert en 2011 et s'appellera le Moloco...

Voici quelques photos de la salle en cours de démolition...






Pour compléter ce sujet, voici deux bonus "vidéos" : sur le premier s'entremêlent des images d'archives en noir et blanc datant de la splendeur du Lumina...

Teaser de la création "Transform" présentée dans le cadre du lancement des travaux de l'Espace Musiques Actuelles du Pays de Montbéliard - 26 novembre 2009 à Audincourt (25). Un travail autour de la transformation du cinéma Le Lumina en lieu de musiques actuelles.
Photo : Daniel Nowak
Vidéaste : T-Zed
Danse : Marie-Pierre Jaux
Musique : Bob Cooper
Voix : Moïse Foglia
Une co-production de la Communauté d'Agglomération du Pays de Montbéliard et de [Ars] Numerica en partenariat avec l'association Le Citron Vert.
www.agglo-montbeliard.fr

15 heures devant le Lumina d'Audincourt.
Film brut extrait de la création TransformPhoto présentée dans le cadre du lancement des travaux de l'Espace Musiques Actuelles du Pays de Montbéliard - 26 novembre 2009 à Audincourt (25). Un travail autour de la transformation du cinéma Le Lumina en lieu de musiques actuelles.
Vidéaste : T-Zed
Danse : Marie-Pierre Jaux
Musique : Bob Cooper
Voix : Moïse Foglia
Photo : Daniel Nowak
Une co-production de la Communauté d'Agglomération du Pays de Montbéliard et de [Ars] Numerica en partenariat avec l'association Le Citron Vert.

Et pour finir, je ne manque pas de rendre hommage à l'artiste peintre Claude-Max Lochu, auteur des photos de ce sujet, et surtout  de cette superbe œuvre consacrée au cinéma de son adolescence !

Qu'il en soit ici chaleureusement remercié !

CINEMA LE LUMINA-HUILE SUR TOILE-65x50-IX 2001-AUDINCOURT(DOUBS) © Claude-Max Lochu

Localisation : Audincourt (25) - 21, rue de Seloncourt

 

mercredi 27 octobre 2010

Vendôme-Opéra (Paris 2ème) - Complément

 Mise à jour du 5 octobre 2016 : les inscriptions relatives à l'ancien cinéma ont aujourd'hui disparu...

 Alors que ce cinéma de l'avenue de l'Opéra a définitivement fermé ses portes le 3 mars 1991, et que le lieu a changé plusieurs fois d'enseigne, il est étonnant de constater que l'ancienne sortie de secours de la salle, située rue Gaillon, fait toujours près de vingt ans plus tard référence au cinéma Vendôme-Opéra... en précisant même son adresse !

Localisation : Paris 2ème - 7, rue Gaillon

 

lundi 25 octobre 2010

Eden (Vannes - 56)

Photo © Fab5669, avril 2010 - Licence Creative Commons Attribution ShareAlike 3.0

Voici tout ce qui subsiste du cinéma "Eden" de Vannes (56) : la superbe façade art-déco, conservée et intégrée au sein d'un programme immobilier de prestige, comme cela semble décidément être une mode de nos jours...

C'est en 1922 que le cinéma a vu le jour, à l'emplacement d'un établissement de "roller skating" (ou patins à roulettes...) créé en 1911, cette activité étant très en vogue au début du siècle.

Sous la direction du décorateur Robert Damilot, le nouveau propriétaire du lieu, la salle est réaménagée avec une nouvelle façade dans le plus pur style Art Déco, avec sa cabine de projection avancée et ses magnifiques frises ornées de motifs floraux et végétaux.

Avec son balcon et ses promenoirs, la salle comporte 850 places.

Au cours des années 60 et 70, le cinéma change de nom, et devient le "Comédia" puis "l'Universel".

Au début des années 80, il reprend son nom d'origine à la faveur d'une transformation du lieu en complexe de 3 salles.

Photo © M-kat, août 2008 - Licence Creative Commons by-nc 2.0

En décembre 2003, le cinéma ferme définitivement ses portes...

Après démolition de la salle, et plusieurs années de travaux, le nouvel ensemble immobilier incluant la façade conservée ouvre ses portes à l'été 2009.

En souvenir de cette salle, voici un zoom sur quelques-uns des plus beaux éléments architecturaux de la façade...




Photos © M-kat, août 2008 - Licence Creative Commons by-nc 2.0

Localisation : Vannes (56) - 7, rue Pasteur

 

samedi 23 octobre 2010

Séverine (Paris 20ème)


Mais je connais le destin
D'un cinéma de quartier
Il finira en garage
En building supermarché
Il n'a plus aucune chance
C'était sa dernière séance
Et le rideau sur l'écran est tombé
(Eddy Mitchell) 

Voici, hélas, l'un des nombreux exemples de cinémas populaires de quartier ayant disparus pour laisser la place à un supermarché, en raison de son beau volume réutilisable...

Situé à la Porte de Bagnolet sur les boulevards des maréchaux, le Séverine était une salle de 974 places avec une façade majestueuse !

La magnifique façade, heureusement conservée, ne laisse pas de doute sur l'ancienne destination du bâtiment !

Ouvert en 1939 peu de temps avant la guerre, ce cinéma aura vécu toute sa vie comme cinéma de quartier jusqu'à sa fermeture définitive à la veille de l'été 1975...

L'arrière du bâtiment avec les anciennes sorties de secours, donnant sur la rue de Bagnolet. Notez aussi l'extracteur d'air en toiture !

Localisation : Paris 20ème - 225, boulevard Davout


mardi 19 octobre 2010

MK2 Odéon côté Saint-Michel (Paris 6ème)


Mise à jour du 5 octobre 2016 : depuis le 3 février 2016, le cinéma "MK2 Hautefeuille" est rebaptisé "MK2 Odéon côté Saint-Michel". La belle enseigne au château-fort a hélas disparu... !

 Construit en 1972 en plein cœur du quartier latin par l'exploitant parisien Boris Gourevitch, le Hautefeuille était dès l'origine un complexe de 4 salles entièrement voué au cinéma Art et Essai.

La plus grande salle (n°1, 390 places) est située au sous-sol, la salle n°2 (300 places) se trouve au rez-de-chaussée, et le 1er étage accueille les deux plus petites salles (n°3 et 4, 210 et 120 places).

Toujours à la pointe de la technique, il est le premier établissement art et essai à être équipé du système "Dolby Stéréo" en 1975.

En 1979, il s'équipe en 70 mm, pour projeter la palme d'or cannoise "Apocalypse Now" dans les meilleures conditions !

En 1980, le Hautefeuille passe entre les mains du groupe Pathé, et devient tout naturellement le "Pathé-Hautefeuille".

La programmation art et essai est poursuivie, à l'exception des années 1985 à 1989, où une programmation plus grand public ne rencontre pas le succès...

La façade du cinéma à l'été 1993 sous l'enseigne Gaumont

En 1992, suite à un échange d'actifs entre la province et Paris, la salle passe sous la bannière de Gaumont et devient le Gaumont-Hautefeuille.

Les 4 salles sont entièrement rénovées pour l'occasion.

La façade du cinéma au printemps 1995 au temps du circuit "14 Juillet"... La belle enseigne représentant un château-fort est revenue ! 

La vie n'étant pas toujours un long fleuve tranquille, le complexe est à nouveau vendu en 1994, année à laquelle il intègre sous le nom de "14 Juillet-Hautefeuille" le circuit de Marin Karmitz.

Le 29 avril 1998, à l'instar des autres salles du circuit, le 14 Juillet-Hautefeuille est rebaptisé à la nouvelle identité "MK2 Hautefeuille".

C'est donc un complexe moderne qui continue sa vocation de diffuseur de cinéma exigeant, qu'il propose dans ses 4 salles (266, 195, 139 et 91 places).

Localisation : Paris 6ème - 7, rue Hautefeuille

  

vendredi 15 octobre 2010

Espace Saint-Michel (Paris 5ème)

Photo © LPLT, décembre 2009 - Licence Creative Commons Attribution ShareAlike 3.0

Le Cinéma Saint-Michel, avec sa belle façade aux trois arcades en pierre a ouvert ses portes en décembre 1911, à l'emplacement d'une grande salle de restaurant, le "Bouillon Gandon", du nom de son propriétaire qui transforme le lieu en salle de projections cinématographiques.

En 1919, Gaston Gérard, le neveu de la femme de Monsieur Gandon prend les rênes de la salle et de nos jours c'est toujours la même famille qui exploite le cinéma... un record de longévité étonnant pour ce genre d'activité !

A l'origine, la salle comportait 305 places et était dépourvue de balcon.

La façade du cinéma dans les années 20 (date de sortie du film "L'Arlésienne" de André Antoine : le 4 octobre 1922) - Photo libre de droit (domaine public)

Après suppression de colonnes et piliers forts gênants pour la visibilité, la salle est dotée d'un balcon en 1927 ainsi que d'un système de rétro-projection.

La capacité de la salle passe alors à 440 places.

La façade du cinéma au temps de la seconde guerre mondiale - Photo libre de droit (domaine public)

Victime d'un désaffection du public, le cinéma doit pour survivre couper en deux sa belle salle unique pour laisser la place à une salle de 200 places et une autre de 100 places...

Un épisode tragique va marquer à tout jamais la destinée du Saint-Michel...

L'établissement est réduit en cendre à la fin de la dernière séance du samedi 21 octobre 1988, à la suite d'un incendie criminel dans la salle n°2, œuvre de fanatiques religieux intégristes en réaction à la projection dans la salle n°1 du film de Martin Scorsese, la "Dernière tentation du Christ"...

Journal télévisé "Soir 3" du 23 octobre 1988 sur FR3 (Extrait sur le site de l'INA)

Le bilan est lourd, avec treize blessés dont un grave.

Devant cette violence, la famille Gérard se bat avec toute son énergie et après de longs mois de travaux c'est un nouveau cinéma tout neuf, tel le Phénix renaissant de ses cendres, qui ouvre ses portes au mois d'octobre 1991, l'Espace Saint-Michel, avec deux salles de 130 et 100 fauteuils.

La façade du cinéma dans les années 90

Le cinéma continue sa route et reste de nos jours un haut lieu du cinéma d'auteur, et le dernier rescapé du quartier Saint-Michel / Saint-Séverin  qui a vu tant de salles disparaître au cours de la funeste décennie des années 80...

Localisation : Paris 5ème - 7, place Saint-Michel

 

lundi 11 octobre 2010

Eden (Saint-Jean-d'Angély - 17) - Nouveaux compléments

Ce cinéma est tellement majestueux que je ne résiste pas au plaisir de vous présenter trois nouvelles cartes postales représentant sa magnifique façade art déco...




Et pour compléter les deux précédents articles sur le sujet (celui de juillet 2009 et celui de juillet 2010), voici une intéressante vue prise depuis le hall du cinéma, baptisé sur la carte postale "salle des pas perdus", suivie d'une vue de l'escalier du bar-dancing situé au-dessus du hall...


 Photos libres de droit (domaine public)

 Localisation : Saint-Jean-d'Angély (17) - 45, boulevard Joseph-Lair

 

vendredi 8 octobre 2010

Hôtel de l'Ecu de France-Cinéma Pathé (Airaines - 80)

Photo libre de droit (domaine public)

Cet hôtel-restaurant abritait une salle des fêtes dans la cour du bâtiment situé à gauche sur la photo.

Au début des années 1910, des séances cinématographiques y furent organisées régulièrement, sous la bannière du cinéma Pathé Frères.

Photo libre de droit (domaine public)

L'originalité de cette salle résidait dans le fait que les 500 spectateurs qu'elle pouvait accueillir étaient assis sur des bancs en bois !

Les toiles peintes situées sur le mur de droite représentaient des paysages d'Airaines et des environs.

Les séances de cinéma dans cette salle ont perduré jusque dans les années 60.

De nos jours, l'hôtel n'existe plus... il a été transformé en immeuble de logements, en conservant sa belle façade.

Capture d'écran © Google Maps

Localisation : Airaines (80) - 8, rue Aristide-Briand 

 

mardi 5 octobre 2010

Cirque d'Hiver-Cinéma Pathé (Paris 11ème)

Photo libre de droit (domaine public)

Dans cet établissement construit en 1852 par l'architecte Jacques Hitorff, le cinématographe eut droit de cité pendant un peu plus de quinze ans. 

Alors que quelques séances étaient organisées dès le mois de juillet 1907, aux périodes où le cirque faisait relâche, c'est à partir de la fin de la même année que le Cirque d'Hiver se consacre entièrement au cinéma, sous la houlette de la société "Cinéma-Exploitation" liée à la compagnie Pathé.

Après transformation de la salle pour l'adapter aux standards de la projection cinématographique, c'est un établissement de 2000 places qui est inauguré le 24 décembre 1907, avec adjonction de fauteuils sur l'ancienne piste circulaire, et création d'une décoration de style "pompéien" d'un goût assez discutable...

L'expérience sera d'assez courte durée, le lieu revenant à sa vocation initiale après l'arrêt définitif de l'exploitation cinématographique le 11 mai 1923...

Localisation : Paris 11ème - 110, rue Amelot


dimanche 3 octobre 2010

Gérard-Philipe (Le Plessis-Robinson - 92)


En ce début de mois d'octobre, le cinéma Gérard-Philipe du Plessis-Robinson (92) fête ses 30 ans d'activité.

C'est en effet à partir d'octobre 1980 que le cinéma est devenu une activité à part entière au sein du centre socio-culturel Gérard-Philipe, créé en 1970, et dont la vocation initiale était l'enseignement de la musique, de la danse et des arts plastiques, quelques séances de ciné-club étant organisées de manière sporadique.

La salle, de facture très classique mais confortable, comporte 192 places, et est équipée d'une scène de 10 m x 5 m.

Géré par la municipalité, le cinéma Gérard-Philipe est classé "Art et Essai", et propose chaque semaine une programmation récente très variée de 15 à 20 séances, tant à destination des cinéphiles - dont votre serviteur, qui en est adhérent ! - que des enfants.

Dans sa configuration actuelle, ce cinéma n'a plus beaucoup de temps à vivre : voué à la démolition comme tous les bâtiments qui l'entourent, le Centre Gérard-Philipe sera remplacé par un nouveau centre culturel qui doit voir le jour d'ici 2 ans à quelques centaines de mètres...

Bonne nouvelle, dans le nouvel ensemble deux salles de cinéma sont prévues !

Mise à jour du 5 octobre 2016 : le cinéma a définitivement fermé ses portes le 2 décembre 2015, et doit être démoli pour laisser place à un programme immobilier.

Localisation : Le Plessis-Robinson (92) - 2, rue André-Le-Nôtre

  

vendredi 1 octobre 2010

Odéon (Saint-Victoret - 13)



Grâce à Jean-Claude Lanquetin, ancien projectionniste, voici deux belles photos en noir et blanc du cinéma Odéon, situé dans la petite ville de Saint-Victoret (13).

Ce cinéma à salle unique de 300 places a ouvert ses portes dans les années 1940, avant de subir des transformations vers 1950.

Le cinéma possédait un équipement technique de qualité, des films en 70 mm pouvant être projetés sur un écran de 12 m de base.

En 1978, l'ancien balcon de la salle unique a été transformé en deuxième salle.

L'Odéon a malheureusement fermé ses portes en 1985, avant d'être transformé en salle de loto.

Capture d'écran © Google Maps

Localisation : Saint-Victoret (13) - 244, boulevard Barthélémy-Abbadie 

Un très grand merci à Jean-Claude !

 
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