mardi 30 septembre 2014

Odéon (Marseille - 13)

Photo libre de droit (domaine public)

Situé tout en haut de la célèbre Canebière, le cinéma "Odéon" est né en 1934 de la transformation par l'architecte Eugène Chirié d'une salle de spectacles qui avait ouvert ses portes en octobre 1923.

Photo libre de droit (domaine public)

Derrière une façade monumentale et un vaste hall d'entrée, la salle pouvait alors accueillir 1610 spectateurs.

Se partageant entre les représentations théâtrales et les projections de films, l'établissement fait alors partie des salles les plus prestigieuses de la cité phocéenne.

A la fin de l'année 1953, la salle se dote d'un écran panoramique, en prélude à la vogue des films en Cinémascope et autres grands formats.

 En octobre 1959, c'est un établissement totalement rénové qui est proposé aux spectateurs marseillais, avec une nouvelle façade, un nouveau hall, et une salle climatisée de 1500 places totalement rénovée, où toute ancienne réminiscence de l'ancien passé théâtral du lieu est gommée.

Un écran pour les projections en 70 mm est installé, et la sonorisation est à la pointe de la technique.

En parallèle de cette rénovation, une deuxième salle est inaugurée trois semaines plus tard : bien qu'elle soit située dans l'enceinte de l'Odéon, au-dessus du hall d'entrée, elle est listée comme un cinéma indépendant et porte même un nom différent, le "Capri".

C'est une salle de 300 places, spécialisée dans l'art et essai.

Un évènement d'importance se produit le 14 septembre 1971, avec la fermeture conjuguée du Capri et de l'Odéon, pour donner naissance un mois plus tard à un complexe de cinq salles, toujours baptisé "Odéon", d'une capacité totale de 1900 places, avec une grande salle de 900 fauteuils.

Hélas victime comme tous ses voisins de l'hécatombe des années 80 des cinémas marseillais, le complexe ferme définitivement ses portes à la fin de l'année 1987.

Mais la vie culturelle n'a pas disparu, puisqu'en 1996 après de longues années de sommeil, le lieu revient à sa vocation initiale, et se transforme en théâtre municipal, toujours actif de nos jours. 

 Capture d'écran © Google Maps

La façade actuelle du théâtre, après rénovation de 18 mois en 2012 - Capture d'écran © Google Maps

Localisation : Marseille (13) - 162, La Canebière

4 commentaires:

  1. Ah la Canebière ! Qui se souvient de tous ces cinémas, au 16 : le cinéma l'Ecran qui dans les années 50 est devenu le Raimu, premier cinéma érotique à Marseille, avec strip-tease à l'entracte. Par la suite, il devient tout naturellement pornographique. En 1976 il se coupe en 2 salles (porno naturellement) et ferme définitivement ses portes en 1982, un fast-food le remplace. Au numéro 74, dans les années 30 s'ouvre le Cinéac, le Petit Marseillais : cinéma permanent de 10h à minuit jusqu'au 25 juillet 1944, année où il est bombardé et fait des dizaines de morts, les gens s'étant abrités dans le hall du cinéma. Racheté par Mr Combret, qui avait déjà les 3 Noailles, 39 rue Vincent Scotto, aujourd'hui caserne de pompiers depuis 2002. Au numéro 37 de la rue Vincent Scotto, le Variétés, 7 salles qui lui appartenaient (ces 2 cinémas étaient majoritairement pornographiques), 1 (les 3 Noailles précité) porno de 1973 à 1995. Le Variétés, pornographique de 1976 à 1995 (transformé en 7 salles dès 1978, jusqu'à 1995 année de sa fermeture. En 1999 après rénovation, il rouvre avec 4 salles classées Art et Essai, une cinquième salle s'ouvre 2 ans plus tard.
    Au numéro 96 de la Canebière s'ouvre le cinéma le Français, nom qu'il gardera jusqu'en 1974, année où il se divisera en 2 sous la tutelle Gaumont. Il s'appellera le Gaumont Pagnol. En 1977 Gaumont se retire, il ne s'appelle plus que le Pagnol avec 2 salles. La salle 1 sera vouée aux films d'horreur, la salle 2 au porno, les 2 salles seront fermées en septembre 1981 avec un film érotique et un porno qui ont pour titres :"Garde-la bien haute" et "le corps a ses désirs". Au 110 il y avait le Pathé Palace, au début du vingtième siècle il s'appelle le palais de cristal. En 1929, il s'appelle le Colisée. Au début des années 30 il prend le nom de Pathé Palace jusqu'en 1967. La grande salle garde ses 1700 fauteuils avec ses 2 balcons. Elle porte le nom de Pathé Canebière et la salle 2 creusée en sous-sol porte le nom de Pathé Estérel. En 1973 le Pathé 3 ouvre, en 1974 le Pathé 4 ouvre, en 1977 ce sont les Pathé 5,6 et 7 qui ouvrent et fin des années 70 une huitième salle s'ouvre.

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  2. Le cinéma le K7, 112-114 la Canebière, ouvert en décembre 1936, il s'appelle Marseille Matin, les 3 salles : salle 1 caméra - 500 fauteuils, salle 2 studio - 750 fauteuils, salle 3 le club - 350 fauteuils. Bombardé le 25 juin 1944, il sera reconstruit quelques années plus tard. En 1955 ses écrans carrés sont remplacés par des écrans cinémascopes. En 1971 les travaux commencent, on ferme en premier lieu le caméra (scindé en 2 salles) puis le studio et le club simultanément transformés en 5 salles. En juillet 1971, 7 salles s'ouvrent au public, c'est une grande première en France et en Europe, il fut également le premier cinéma où les Walt Disney et les films pornographiques voisinaient. Il continua sa carrière de cinéma de première exclusivité jusqu'en 1985, car devenu infréquentable, il fut contraint de fermer définitivement ses portes. Le numéro 110 et le numéro 112 ont été entièrement démolis et c'est devenu une cité universitaire. Au 134 (mais en réalité au 138) régnaient les 8 Ugc Capitole. Au cours des années 1920, l'ancien restaurant qui comptait plusieurs balcons et un poulailler au dernier étage, s'est transformé en cinéma. Il y avait 3600 fauteuils répartis entre l'orchestre, les trois balcons et le poulailler. En 1949 : premiers travaux, on coule une dalles de béton au niveau du rez-de-chaussée. L'ancienne salle du Capitole passe de 3600 à plus de 2000 et au sous-sol on creuse pour améliorer la vision de la nouvelle salle qui avait environ 500-600 fauteuils et portant le nom de Meilhan. Restera ainsi jusqu'en 1976, année où il ferme pour travaux et deviendra un complexe de 8 salles programmées par Ugc jusqu'au 31 octobre 2007, année de sa fermeture définitive (hélas bonjour tristesse pour beaucoup de monde : c'était le dernier cinéma de la Canebière). Il y avait 5 autres cinémas dont vous avez déjà parlé : le Capitole, le Cinévog, le Cinéac, le Phocéac et l'Odéon. Souvenirs d'un cinéphile niçois ayant lu le Provençal (journal de gauche), le Mérdional (journal de droite) et la Marseillaise (journal communiste de la ville). Depuis début 2000, le Provençal et le Méridional ont fusionné, aujourd'hui le journal s'appelle la Provence depuis cette date.

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  3. Après lecture du commentaire fait par mes soins, l'anonyme de Nice (06) de 50 ans reviendra sur le texte car concernant les dates, il y a certaines erreurs et il y a également des omissions. Corrections seront faites la semaine prochain.

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