mardi 17 mars 2009

Agora (Paris 18ème)


Ce cinéma, à l'entrée très discrète avec sa petite façade en briques, se situait boulevard de Clichy, en plein milieu des sex-shops aux néons criards et aux affiches racoleuses...

Il a ouvert ses portes en 1932, en lieu et place d'une brasserie, et propose dans sa salle en sous-sol de 300 places une programmation à base d'actualités et de films documentaires.

Ne rencontrant pas le succès escompté, la salle se recentre sur les reprises de films parlants dès le début de l'année 1933.

En 1934, la salle est rachetée par l'un des trois frères Fratellini, travaillant dans le cirque voisin "Médrano", et devient une salle de quartier spécialisée dans les reprises de films français.

En 1978 la salle est vendue, et se spécialise dans les doubles programmes de karaté, proposant 2 films du mercredi au samedi, et 2 autres du dimanche au mardi.

Le cinéma Agora à l'été 1981, 2 grands films au même programme... ! - Photo © Jpbazard / Wikimedia Commons, aout 1981 - Licence Creative Commons - Attribution-ShareAlike 3.0 Unported

Pendant les dernières années de son activité, il est à noter que la programmation n'était plus annoncée dans la programmes hebdomadaires, les affiches n'étant même plus changées au fil des semaines !


Ce qui devait arriver arriva... la salle tira sa révérence définitive vers la fin de l'année 1995, et l'entrée resta murée pendant 14 ans...


Il semble qu'aujourd'hui l'espace de cet ancien cinéma ait été intégré dans le nouveau music-hall "Les 3 baudets", haut-lieu de la chanson française, qui a rouvert ses portes très récemment après une longue période de sommeil et une reconstruction complète.


L'ancienne entrée du cinéma correspond à la porte de droite des "Trois Baudets".

Capture d'écran © Google Earth

Le quartier retrouve ainsi une vocation culturelle, malgré les sex-shops toujours présents...

Localisation : Paris 18ème - 64, boulevard de Clichy


2 commentaires:

  1. Que de souvenirs... J'y suis allé voir "Le Crochet mortel de Shaolin" sur bobine virée au sépia. C'était quand même rock'n roll la salle qui servait de dortoirs pour les cloches. Les sièges étaient d'époque, pas super-confortables, mais c'était l'occasion de voir des kung-fu dans leur jus. Sympa. A la sortie, les hôtesses des cabarets de fesses vous alpaguaient pour jeter un - onéreux - coup d'oeil à l'intérieur. Je traçais. Toujours un pincement au coeur en passant devant ce qui fut l'Agora. Ma jeunesse révolue...

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  2. Merci pour ce témoignage sur une époque hélas révolue...

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