lundi 20 mai 2024

Gaumont-Richelieu (Paris 2ème)


Ce cinéma des grands boulevards a commencé son activité en 1910, sous le nom de "Parisiana", un établissement prestigieux de 1500 places avec balcon, surnommé "Le Roi des Cinémas", issu de la transformation d'un ancien café-concert ouvert en 1884.

Le café-concert "Parisiana" en 1900



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Le cinéma en 1914

Des travaux sont entrepris en 1938, avec notamment une modification de la façade et une suppression des colonnes intérieures.

La capacité de la salle est ramenée à 1060 places.

L'établissement va ensuite être totalement démoli, pour être remplacé le 15 mai 1957 par un nouveau cinéma de 1500 places, le "Richelieu-Gaumont", avec une immense façade à deux niveaux et une nouvelle salle agrandie et adaptée aux projections sur écran large.


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Le cinéma poursuit sa carrière de salle unique d'exclusivité pendant 20 ans, avant d'être transformé en complexe de 5 salles en 1977, renommé "Gaumont-Richelieu" : la salle 1 (736 places) ouvre ses portes en juin, suivie de 4 autres salles (346, 261, 165 et 93 places) en juillet.

Spécialisé dans les exclusivités en version française, ce nouveau complexe aura malheureusement une carrière assez courte, puisqu'il ferme définitivement ses portes le 7 janvier 1987.

Les salles sont ensuite démolies, seule la partie avant du cinéma (façade et hall) étant conservée et transformée en magasin de jouets.

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La marquise de l'ancien cinéma, longtemps conservée, a disparu lors d'une rénovation récente...

Localisation : Paris 2ème - 27, boulevard Poissonnière

 

3 commentaires:

  1. J'ai très bien connu ce cinéma lorsque c'était encore une grande salle unique et répondais du nom de "Richelieu Gaumont". La première fois ce fut avec "Fantômas se déchaîne" en décembre 1965 (pendant cette même période, à côté au Rex : Opération Tonnerre).
    Je me souviens du large affichage de la façade du cinéma avec "Le Docteur Jivago", "Loin de la foule déchaînée" et "Camelot" (tous trois en copie 70mm stéréo).

    J'y ai vu "La Charge de la brigade légère" (la formidable version de 1968), des westerns tels que "7 secondes en enfer", "Pendez-les haut court" et "L'Homme de la loi".
    Mais aussi la nouvelle version de "Mayerling" de Terence Young.
    Je me souviens aussi de ce film particulier et intéressant qui durait, comme d'autres films cités plus haut, plus de 2h30 : "Les Comédiens" avec Richard Burton, Elizabeth Taylor, Alec Guinness et Peter Ustinov, en copie 70mm et stéréo.

    Lorsque cette grande salle est devenue un complexe de plusieurs salles; c'était fini pour moi... J'ai regretté beaucoup de salles avant que beaucoup deviennent des complexes. À la fermeture définitive ; ça faisait longtemps qu'elles n'existaient plus pour moi...
    Cinématographiquement votre.



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  2. J'ai oublié d'écrire qu'après le Noël 1965 (avec "Fantômas se déchaîne"), il y eut le Noël 1967 avec toujours au "Richelieu Gaumont" pour moi la vision du cinquième James Bond : "On ne vit que deux fois". Si "Opération tonnerre" avait été présenté au "Rex", voisin d'à côté, c'est donc le "Richelieu Gaumont" qui eut donc la primeure dans cette nouvelle fin d'année du nouveau James Bond d'alors.
    "Le Rex" commençait à présenter à partir de 1967 - et à chaque fin d'année - un dessin animé des productions Disney (nouveauté en 1967 avec "Le Livre de la jungle" et rééditions pour d'autres années, selon) et avec en avant-programme le spectacle sur scène de la féérie des eaux.

    Lorsque "Le Parisiana" laissa la place au "Richelieu Gaumont", l'inauguration se fit avec le deuxième film tourné en format 70mm Todd-AO. En fait, pas tout à fait, "Le Tour du monde en 80 jours" (c'est le film), fut projeté seulement en 35mm scope.

    C'est à la fin des années 60 qu'enfin le "Richelieu Gaumont" projeta pour la première fois en copie 70 mm steréo "Le Tour du monde en 80 jours" avec toujours David Niven...

    J'avoue qu'avec cette grande reprise inédite à Paris avec ce format magnifique, j'ai préféré le voir dans l'autre salle qui le présentait à Paris : l' "Empire Cinérama" de l'avenue de Wagram.
    Cinématographiquement votre.








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  3. Un très grand merci Michel pour ces formidables souvenirs !

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