lundi 3 octobre 2016

Gaumont-Opéra côté Capucines (Paris 9ème)


Ce splendide complexe des Grands Boulevards a une histoire ancienne et mouvementée...

Construit à l'emplacement du "Théâtre du Vaudeville", le cinéma "Paramount" ouvre ses portes le 23 novembre 1927.

Photo libre de droit (domaine public)

Photo libre de droit (domaine public)

Considéré comme l'un des plus beaux cinémas d'Europe, le "Paramount" présente une débauche de marbre, de dorures et de staff !

Le hall d'entrée, avec la caisse à droite, et les escaliers d'accès à la mezzanine et au balcon -  Photo © LAPI / Roger-Viollet / http://www.parisenimages.fr/

Les portes d'accès au balcon -  Photo © LAPI / Roger-Viollet / http://www.parisenimages.fr/
Photo libre de droit (domaine public)
 
La salle, qui peut accueillir plus de 1900 spectateurs, est composée d'un orchestre, d'une mezzanine et d'un balcon.
 

Photo libre de droit (domaine public)

Le lieu est à la pointe de la technique et de l'équipement :salle réfrigérée - la seule en Europe ! - ,  ascenseurs permettant d'accéder à la mezzanine et au balcon, orgue électrique, présence d'un orchestre symphonique...

Les plus grands films sont présentés au "Paramount", en présence des acteurs et de toutes les célébrités du tout-Paris !

Le "Paramount" est fier d'annoncer qu'il est réfrigéré ! - Photo libre de droit (domaine public)

Le "Paramount" poursuit sa carrière prestigieuse pendant de nombreuses années...

Le "Paramount" en avril 1942... triste période ! -  Photo © LAPI / Roger-Viollet / http://www.parisenimages.fr/

Le "Paramount" en mars 1946 -  Photo © LAPI / Roger-Viollet / http://www.parisenimages.fr/

Le "Paramount" en 1946 -  Photo © LAPI / Roger-Viollet / http://www.parisenimages.fr/

Le "Paramount" en 1955 -  Photo © LAPI / Roger-Viollet / http://www.parisenimages.fr/

Le "Paramount" en 1958 -  Photo © Roger-Viollet / http://www.parisenimages.fr/
 
 


Le "Paramount" en mai 1968 -  Photo © Claude Champinot / Fonds France-Soir / BHVP / Roger-Viollet / http://www.parisenimages.fr/


A partir des années 70, l'aspect du cinéma, rebaptisé "Paramount-Opéra" et resté à salle unique, va évoluer...

En septembre 1972, une seconde salle de forme circulaire de 400 places (baptisée Paramount-Opéra 1) est construite en sous-sol, sous la grande salle, à l'emplacement d'anciennes loges d'artistes et d'un groupe électrogène.


La fin de l'année 1973 marque un tournant, avec la division de la grande salle (dont la capacité avait été ramenée à 1600 places au fil du temps) : dans le prolongement du balcon une dalle de béton est coulée pour donner naissance à deux salles.

Le niveau supérieur correspondant à l'ancien balcon donne naissance à une salle de 900 places (la salle n°3), alors qu'une salle de 1100 places (la salle n°2) voit le jour à l'emplacement de l'ancien orchestre et de l'ancienne mezzanine.

En 1975, deux nouvelles salles de 95 et 125 places (salles n°4 et 5) sont ajoutées au cinéma grâce à l'annexion de deux commerces - une agence de voyages et une pâtisserie - situés dans le prolongement du bâtiment, côté rue de la Chaussée d'Antin.

De nouveaux travaux sont entrepris en 1978, pour diviser la grande salle de 1100 places (salle n°2) en deux nouvelles salles qui sont inaugurées en septembre.

Un mur est construit dans le sens de la longueur aux 2/3 de la largeur, pour donner naissance à une salle de 600 places (elle conserve le n°2), et une plus petite de 400 places (elle devient la salle n°4), toutes deux équipées d'un balcon.

Les deux petites salles excentrées (anciennement n°4 et 5) sont en parallèle renumérotées 5 et 6.

En 1982, une septième salle est créée dans les hauteurs du bâtiment à l'emplacement d'un ancien salon de thé : de petite capacité, elle possède 90 places.

En 1995, de nouveaux travaux sont entrepris dans les salles n°2 et 4, qui en changent la physionomie : le mur édifié en 1978 est abattu et la nouvelle salle n°2 retrouve sa largeur d'origine, mais avec une longueur réduite pour permettre d'implanter la nouvelle salle n°4 derrière l'orchestre de la salle n°2.

La nouvelle salle 2, qui comporte donc toujours un balcon, comporte 610 places, alors que la nouvelle salle 4, qui ne comporte plus de balcon, voit sa capacité réduite à 230 places.

La salle n°3 devient alors la plus grande salle du complexe, avec ses 800 fauteuils en gradins.


Le "Paramount-Opéra" en 1988

Le "Paramount-Opéra" en 1988

L'histoire va se répéter 10 ans plus tard...

En 2005, outre des travaux de transformation du hall d'entrée du cinéma et la disparition de la petite salle n°7, les salles n°2 et 4 vont encore subir de profonds changements !

La nouvelle salle n°2 (475 places) correspond à l'ancienne, mais sur un seul niveau, par création d'un gradinage de l'ancien balcon jusqu'à l'écran.

La partie arrière de l'ancien orchestre de la salle n°2 augmentée du volume de la salle n°4 donne naissance à deux salles en gradins de 175 (nouvelle salle n°4) et 150 places (nouvelle salle n°7).

Cédé au circuit Gaumont-Pathé en 2007, l'ancien "Paramount-Opéra" devient le 31 octobre 2007 le "Gaumont-Opéra côté Capucines", et perd hélas sa belle appellation...


Le hall du cinéma - Photo © trash world, janvier 2010 / Flickr® -  Licence Créative Commons Attribution 2.0 Générique


Les salles sont renumérotées 1 à 7 par ordre décroissant de leur capacité (800, 475, 400, 175, 150, 125 et 95 places).

Localisation : Paris 9ème - 2, boulevard des Capucines
 

Merci à Daniel Collin
 

mercredi 28 septembre 2016

Scala (Saint-Avold - 57)




Ce cinéma aujourd'hui fermé doit dater de la fin des années 20 ou du début des années 30 : il apparait dans un répertoire cinématographique de 1933 sous l'appellation de "Ciné-Union".

La salle unique de 500 places comportait un balcon.

La photo suivante permet de visualiser le volume de cette grande salle.


Le cinéma "Scala" programmait principalement des films populaires, ainsi que de nombreux films en langue allemande.

De nos jours la salle est vide, et seul l'accès semble être occupé.

Localisation : Saint-Avold (57) - 55, rue des Américains

Merci à Daniel Collin.

dimanche 25 septembre 2016

Capitole (Suresnes - 92)

Photo libre de droit (domaine public)

Le "Capitole" était un établissement à la façade imposante, ouvert à la fin des années 20.

La salle avait une capacité de 900 places.

Après sa fermeture en 1985, le bâtiment est transformé en studio d'enregistrement, le "Studio Guillaume-Tell", qui accueille les plus grands noms de la chanson française et internationale.

Capture d'écran © Google Earth

Capture d'écran © Google Maps

Localisation : Suresnes (92) - 20, avenue de la Belle Gabrielle

 

jeudi 22 septembre 2016

Forum Centre Nîmes (Nîmes - 30)

Capture d'écran © Google Maps

A l'emplacement de cet actuel complexe de quatre salles se trouvait originellement le cinéma "Eldorado", un établissement de 1000 places ouvert dans les années 20.

Après une rénovation complète des lieux, le cinéma devient le "Forum", inauguré le 29 octobre 1954.

Un bar occupe la majeure partie du hall d'entrée, et la salle entièrement modernisée de 900 places est à la pointe de la technique et du confort.

Un écran géant de 14 mètres par 6,50 mètres est installé en 1960, pour permettre la projection de films en 70 mm.

Après une nouvelle rénovation de la salle en 1975, le cinéma doit se résoudre à se diviser en 1981 : l'ancien balcon de la salle unique devient la salle n°2, et une troisième salle est créée dans le hall d'entrée.

En 1982 une quatrième salle est ajoutée.

En 1989, la salle n°1 est baptisée "Forumrama", et s'offre de nouveaux fauteuils, un nouvel écran et un nouvel équipement sonore.

L'établissement, totalement rénové en 2008, fait aujourd'hui partie du circuit "Kinépolis", et peut accueillir respectivement 183, 98, 122 et 61 spectateurs.

Fait plutôt rare, le "Forum Centre Nîmes" continue sa carrière - comme son nom l'indique - en centre-ville en complément d'un multiplexe excentré de 12 salles ouvert en 2000, appartenant également au circuit "Kinépolis".

Localisation : Nîmes (30) - 3, rue Poise

 

samedi 17 septembre 2016

Trianon (Caen - 14)

 

Photo libre de droit (domaine public)

Le cinéma "Trianon", ouvert en 1929, était la première grande salle de cinéma caennaise, équipée d'origine pour le cinéma parlant.


Il possède une grande salle avec balcon, pouvant accueillir 1000 spectateurs dans les meilleures conditions de confort.

 Photo libre de droit (domaine public)

Le cinéma ferme ses portes dans les jours qui suivent le débarquement du 6 juin 1944 et les bombardements dont la ville de Caen est victime.

Heureusement épargné, le "Trianon" peut reprendre son exploitation dès le mois de novembre 1944.

A partir du milieu des années 50, la fréquentation va décliner inexorablement, malgré les nombreux travaux entrepris par son nouveau propriétaire qui l'avait acquis en 1956 : réfection du hall en 1957, de la façade, du hall et du balcon en 1958, nouvel écran de 13 mètres en 1964 (le plus grand de la ville à l'époque), construction d'un bar dans le hall en 1965.

L'expropriation des lieux par la ville de Caen sonnera la fin du cinéma qui ferme ses portes le 31 octobre 1966, puis sera démoli pour permettre la construction de la bibliothèque municipale.

Localisation : Caen (14) - 1, place Louis-Guillouard

 

lundi 12 septembre 2016

Eden (Saint-Etienne - 42)

 Capture d'écran © Google Earth

Derrière cette façade à l’abandon depuis plusieurs années se trouve un ancien complexe de 6 salles, l'"Eden" dont l'histoire remonte à 1882, année de l'inauguration du bâtiment qui est alors un théâtre du même nom.

La salle comporte alors un parterre, un promenoir, trois balcons et des loges.

L'ancien théâtre "Edens", futur cinéma du même nom - Photo libre de droit (domaine public)

Bien que les premières projections cinématographiques aient lieu en 1903, c'est en 1938 que le lieu devient un cinéma permanent, avec toutefois une poursuite de l'activité théâtrale et de music-hall.

La salle unique, qui comporte 1450 places, va fermer ses portes pour plusieurs années le 10 juin 1968.

En 1973, l'immeuble est racheté par Jean-Pierre Lemoine, membre fondateur du circuit UGC et responsable de celui-ci pour la région Rhône-Alpes.

Ce dernier décide de créer un complexe de six salles, qui conserve le nom "Eden", et qui va ouvrir ses portes le 29 avril 1974.

La capacité des salles est la suivante, dans l'ordre de numérotation de 1 à 6 : 102, 102, 98, 450, 300 et 106 places, soit un total de 1158 places.

Construit avec un souci de rentabilité maximale, ce complexe est composé majoritairement de petites salles aux équipements sonores et visuels peu performants.

Par ailleurs, il n'est équipé que d'une seule caisse, et ne nécessite la présence que d'un seul projectionniste qui gère les 6 salles !

Avec une programmation très commerciale, le complexe connaît une longue période de prospérité jusqu'en 1992.

A partir de cette année-là, la fréquentation chute, et le lieu souffre de l'absence de travaux de rénovation, que le nouveau propriétaire - en place depuis 1989 - ne juge pas nécessaire d'effectuer...

A la fin mars 2003, un avis défavorable de la commission de sécurité est rendu en raison de système de sécurité et de protection incendie défectueux.

Les mises aux normes nécessaires n'ayant pas été réalisées, l'"Eden" ferme définitivement ses portes le 29 avril 2003.

Depuis cette date, le bâtiment est totalement à l'abandon et l'intérieur se dégrade inexorablement...

Localisation : Saint-Etienne (42) - 3, rue Blanqui

Source pour les éléments historiques et techniques : Archives Municipales de Saint-Etienne

  

mercredi 7 septembre 2016

Reflet-Médicis (Paris 5ème)


L'histoire de ce complexe de trois salles d'art et essai, est mouvementée, car il est constitué de trois anciens établissements indépendants situés aux numéros 3, 5 et 7 de la très cinéphile et étroite rue Champollion !

L'histoire commence en janvier 1957, avec l'ouverture du cinéma "Noctambules", situé à l'emplacement du cabaret-théâtre éponyme, au numéro 7.

 L'ancien cabaret "Noctambules", futur cinéma du même nom - Photo libre de droit (domaine public)

La salle pouvait accueillir 200 spectateurs.

Elle possède à droite de l'écran un vitrail évoquant le quartier latin.

 Photo © Yann Caradec, octobre 2011 / Flickr® -  Licence Créative Commons Attribution 2.0 Générique

En février 1963, un autre cinéma voit le jour au numéro 5, à l'emplacement d'un ancien cabaret : il s'agit du "Studio-Logos", avec une salle de 200 places comprenant un petit balcon de 30 places.

 La salle du Studio-Logos en 1967 - © Le Film Français / Merci à Didier Noisy

Deux ans plus tard, un nouveau cinéma ouvre ses portes au numéro 3 : construit en sous-sol sur des dépendances de l'hôtel adjacent, le "Studio-Médicis" possède une salle de 250 places.

 La salle du Studio-Médicis à son ouverture en 1965 - © La Cinématographie Française / Merci à Didier Noisy

Les deux premiers établissements qui vont fusionner sont les salles situés aux numéros 5 et 7 : en octobre 1983, elles deviennent les salles "Logos 1" et "Logos 2", annexant également sous le nom de "Logos 3" un autre cinéma situé au numéro 9, actuellement en activité sous le nom de "Filmothèque du Quartier Latin".

En mars 1984, le "Studio-Médicis" au numéro 3 devient le "Reflet-Médicis", et c'est en novembre de la même année que les trois salles sont réunies, les salles "Logos 1" et "Logos 2" étant rebaptisées "Reflet-Logos 1" et "Reflet-Logos 2".

Le lieu est exploité quelques années sous l'appellation "Reflet-Médicis-Logos".

En 1993, la salle 1 du "Reflet-Médicis-Logos" est rebaptisée "Reflet-Médicis Salle Louis-Jouvet", les deux autres salles devenant "Reflet-Médicis 1" et "Reflet-Médicis 2".


 L’enseigne verticale "3 cinémas" date de l'époque des "Logos 1, 2 et 3"

 L'enseigne "Médicis 2" indique à l'époque l'entrée de la salle située au numéro 7

Aujourd'hui, l'appellation a enfin été simplifiée !

Les trois salles du "Reflet-Médicis" - c'est l'appellation officielle du cinéma ! - peuvent accueillir respectivement 150, 94 et 128 spectateurs.

Elles sont maintenant toutes accessibles par le numéro 3, ce qui n'a pas toujours été le cas : il fallait en effet acheter son ticket à la caisse située au numéro 3, puis remonter la rue pour accéder à la salle située au numéro 7 !



Mise à jour du 25 septembre 2021 : les façades du cinéma présentent de nouvelles enseignes 



Mise à jour du 10 décembre 2023 : après quelques semaines de travaux, la salle 2 a été entièrement rénovée, et a rouvert ses portes le 13 septembre 2023. Elle propose dorénavant une capacité de 85 places, dont 19 au petit balcon conservé.








Localisation : Paris 5ème - 3-5-7, rue Champollion

 

jeudi 1 septembre 2016

Cinéma Notre-Dame (Mussidan - 24)

Photo © Cjp24, avril 2016 / Wikimedia Commons - Licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 4.0 International

L'originalité de cet établissement réside dans le bâtiment dans lequel il est implanté...

Il est installé depuis 2004 dans l'ancienne église Notre-Dame  du Roc, datant du 16ème siècle et reconstruite à la fin du 17ème siècle !

La façade en 2007 - Photo © JPC24M, novembre 2007 / Flickr® - Licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 2.0 Generic

 L'arrière du cinéma - Photo © Cjp24, juin 2016 / Wikimedia Commons - Licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 4.0 International

Propriété de la commune de Mussidan (24), le cinéma comporte une salle unique de 137 places et propose des séances quotidiennes.

Localisation : Mussidan (24) - Place Victor-Hugo