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dimanche 4 octobre 2026

K7 (Marseille - 13)

FOTO:FORTEPAN / Urbán Tamás, CC BY-SA 3.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0>, via Wikimedia Commons

Les origines de ce cinéma remontent au 17 décembre 1936, avec l'ouverture du complexe "3 salles", le premier de ce type en France !  

Construit sous l'égide du quotidien Marseille-Matin, cet établissement est composé des salles suivantes : Caméra (585 places), dédiée aux actualités, Studio (950 places) et Club (350 places).

Le bombardement allié du 27 mai 1944 endommage fortement le cinéma, qui doit fermer temporairement ses portes, jusqu'à sa réouverture le 7 décembre 1949, en tant que cinéma de première et deuxième exclusivité.

En 1955, les salles sont équipées pour les projections en Cinémascope.

L'année 1971 marque un tournant important dans l'histoire du lieu, avec la fermeture progressive des salles, en commençant par le Caméra et le Studio, puis du Club le 8 juin 1971.

Des travaux conséquents sont entrepris pour scinder le Caméra en 2 salles, puis le Studio et le Club en 5 salles.

Ces travaux donnent naissance à un complexe de 7 salles, baptisé le "K7" - une nouveauté en France, et même en Europe ! - agrémentées de 3 snacks, d'une galerie marchande et d'une agence de voyages !

Loué pour son côté novateur, le cinéma va petit à petit perdre de son attrait, du fait de la faible capacité des salles (2200 places au total), de leur décoration minimaliste et leur insonorisation médiocre.

Une 8ème salle est toutefois ajoutée au complexe le 25 juillet 1973.

La dégradation de la programmation - il n'est pas rare que soient programmés blockbusters et films Disney en parallèle de films classés X... -, couplée à l'obsolescence des lieux et à la fréquentation d'une clientèle de plus en plus agitée conduisent à la fermeture définitive du K7 le 5 mars 1985.

Le cinéma a totalement été démoli, au profit d'un bâtiment universitaire.

Localisation : Marseille (13) - 112-114, La Canebière


dimanche 7 septembre 2025

Variétés (Marseille - 13)

 


Le cinéma "Variétés" trouve ses origines en mai 1856, puisqu'il occupe l'emplacement de l'ancien "Casino Municipal", le premier grand café-concert marseillais.

Devenu ensuite les "Folies Marseillaises" en 1878, il se renomme en octobre 1887 le "Théâtre des Variétés", puis le "Variétés-Casino" en 1906 après agrandissement de la salle.

C'est à partir de l'année 1937 que la salle de 2000 places s'oriente vers l'activité cinématographique, en programmant des reprises de succès commerciaux précédemment diffusés dans les cinémas d'exclusivité de la ville.

Les spectacles de music-hall restent toutefois régulièrement à l'affiche.

Durant la seconde guerre mondiale, le cinéma programme des productions américaines.

La salle est entièrement transformée à l'été 1951, et sa capacité atteint dorénavant 2240 places.

Le Cinémascope est installé en 1953, et en 1960, alors que le cinéma devient la propriété de Gaumont, un nouvel écran de 9 mètres de base est installé à l'occasion d'une nouvelle rénovation sous la houlette de l'architecte Georges Peynet.

La programmation va évoluer au fil du temps vers l'érotisme, puis la pornographie en 1975, année où l'établissement est classé X, à l'instar de son voisin le "Noailles".

Les cinémas Variétés et Noailles au temps du cinéma X

Un tournant s'opère en 1977, avec la transformation en multi-salles (5 salles), toujours à caractère pornographique.

En 1997, le cinéma devient un complexe art et essai exploité par le société Films sans Frontières de l'exploitant de salles parisiennes Galeshka Moravioff.



Les Variétés époque Galeshka Moravioff

A la suite du placement en redressement judiciaire de l'exploitant, le cinéma "Variétés" est repris par un nouvel exploitant en décembre 2016, qui transforme le lieu en un cinéma de 7 salles, 3 en rez-de-chaussée et 4 à l'étage, ouvert en juillet 2019 (193, 94, 60, 59, 73, 57 et 32 fauteuils), après une année de travaux.

Malgré l'arrivée d'un nouveau complexe proche en 2021, l'Artplexe, les craintes de fermeture sont dissipées suite à l'acquisition des "Variétés" par le propriétaire du nouveau complexe, qui le spécialise exclusivement vers l'Art et Essai en complément de l'Artplexe.

Localisation : Marseille (13) - 35-37, rue Vincent Scotto

Merci à Bernard Bastide et à Klaus Weber - allekinos.com


dimanche 9 juin 2024

Floréal (Marseille - 13)

Photo libre de droit (Domaine public)

Je manque d'informations sur la date d'ouverture de ce cinéma marseillais situé dans le quartier Saint-Julien, estimée entre 1927 et 1943 d'après diverses sources.

La salle pouvait accueillir 700 spectateurs.

Il a définitivement fermé ses portes en 1972.

Sa façade caractéristique, avec son enseigne en relief, est toujours visible de nos jours.

Capture d'écran © Google Maps


 Localisation : Marseille (13) - 161, avenue du 24 avril 1915

 

lundi 10 juillet 2023

Noailles (Marseille - 13)

 

Les origines de ce cinéma, proche de la Canebière et aujourd'hui disparu, remontent à l'année 1907, avec l'ouverture du cinéma "Eden".

En 1935, le cinéma est rebaptisé le "Noailles", et sa salle peut accueillir 407 spectateurs.

Après plusieurs mois de travaux, le "Noailles" rouvre ses portes le 8 février 1957, avec une salle rénovée de 640 places, et une nouveauté qui va accroitre son succès, un toit ouvrant !

Le cinéma propose alors une programmation faite de reprises et de films de série B.

Au début de l'année 1974, l'établissement se scinde en 3 salles, et se spécialise définitivement dans les films érotiques puis pornographiques.

Fermé à la fin des années 90, le "Noailles" est détruit au début de l'année 2000.

A son emplacement se trouve de nos jours une caserne des marins-pompiers de Marseille.

Localisation : Marseille (13) - 39, rue Vincent-Scotto


dimanche 7 novembre 2021

César (Marseille - 13)

 

C'est en 1938 que voit le jour un cinéma de 420 places avec balcon, sur la Place Castellane, à deux pas de la célèbre fontaine Cantini trônant en son centre.

Le cinéma "César" est ouvert par Marcel Pagnol, à l'emplacement d'un ancien dépôt d'autobus.

En 1974, l'établissement est transformé en complexe de 3 salles : au rez-de-chaussée, deux salles de 126 et 100 places occupent l'ancien orchestre, alors qu'une troisième salle de 250 places est construite au premier étage, en prolongeant l'ancien balcon.

La programmation du nouveau complexe est alors composée d'exclusivités et de reprises.

Aujourd'hui le "César" est un cinéma d'art et essai.

Localisation : Marseille (13) - 4, Place Castellane

Remerciements à Klaus Weber - allekinos.com

 

dimanche 27 décembre 2020

Pathé-Madeleine (Marseille - 13)

Le "Pathé-Madeleine" en 2013 - Photo © Klaus Weber - allekinos.com

C'est le 15 décembre 1938 que débute l'exploitation du "Ciné-Madeleine".

Derrière sa façade en forme de proue de navire, l'immense salle peut accueillir 1300 spectateurs.

Après quelques travaux, l'établissement offre le 18 septembre 1974 une salle rénovée.

Le cinéma va fermer ses portes le 1er juillet 1980.

Alors que l'on pense que cette fermeture est définitive, le lieu va renaître de ses cendres le 17 août 1983, sous la forme d'un complexe de 8 salles pour 1423 fauteuils, dont une grande et trois minuscules...  

Passé sous la bannière du circuit "Pathé" dans les années 90, le complexe poursuit sa carrière, malgré les menaces qui pèsent sur lui en raison des difficultés à mettre les lieux aux normes d'accessibilité aux personnes à mobilité réduite...

Localisation : Marseille (13) - 36, avenue du Maréchal-Foch

Merci à Klaus Weber - allekinos.com

 

mardi 30 septembre 2014

Odéon (Marseille - 13)

Photo libre de droit (domaine public)

Situé tout en haut de la célèbre Canebière, le cinéma "Odéon" est né en 1934 de la transformation par l'architecte Eugène Chirié d'une salle de spectacles qui avait ouvert ses portes en octobre 1923.

Photo libre de droit (domaine public)

Derrière une façade monumentale et un vaste hall d'entrée, la salle pouvait alors accueillir 1610 spectateurs.

Se partageant entre les représentations théâtrales et les projections de films, l'établissement fait alors partie des salles les plus prestigieuses de la cité phocéenne.

A la fin de l'année 1953, la salle se dote d'un écran panoramique, en prélude à la vogue des films en Cinémascope et autres grands formats.

 En octobre 1959, c'est un établissement totalement rénové qui est proposé aux spectateurs marseillais, avec une nouvelle façade, un nouveau hall, et une salle climatisée de 1500 places totalement rénovée, où toute ancienne réminiscence de l'ancien passé théâtral du lieu est gommée.

Un écran pour les projections en 70 mm est installé, et la sonorisation est à la pointe de la technique.

En parallèle de cette rénovation, une deuxième salle est inaugurée trois semaines plus tard : bien qu'elle soit située dans l'enceinte de l'Odéon, au-dessus du hall d'entrée, elle est listée comme un cinéma indépendant et porte même un nom différent, le "Capri".

C'est une salle de 300 places, spécialisée dans l'art et essai.

Un évènement d'importance se produit le 14 septembre 1971, avec la fermeture conjuguée du Capri et de l'Odéon, pour donner naissance un mois plus tard à un complexe de cinq salles, toujours baptisé "Odéon", d'une capacité totale de 1900 places, avec une grande salle de 900 fauteuils.

Hélas victime comme tous ses voisins de l'hécatombe des années 80 des cinémas marseillais, le complexe ferme définitivement ses portes à la fin de l'année 1987.

Mais la vie culturelle n'a pas disparu, puisqu'en 1996 après de longues années de sommeil, le lieu revient à sa vocation initiale, et se transforme en théâtre municipal, toujours actif de nos jours. 

 Capture d'écran © Google Maps

La façade actuelle du théâtre, après rénovation de 18 mois en 2012 - Remerciements Klaus Weber - allekinos.com

Localisation : Marseille (13) - 162, La Canebière

 

dimanche 30 juin 2013

Cinéville (Marseille - 13)

Capture d'écran © Google Maps

Le 13 mai 1981 ouvrait à Marseille (13) un petit cinéma d'art et essai, dont la carrière se révèlera malheureusement très courte...

Le "Cinéville" comprenait deux salles de 100 et 55 places, ouvertes de midi à minuit et proposant chacune quatre films différents par jour, inédits ou rarement diffusés, ainsi que des reprises.

Le cinéma attire assez rapidement une large clientèle de cinéphiles, et propose régulièrement des projections en présence de réalisateurs et suivies de débats.

Hélas, en proie à de grandes difficultés financières, le "Cinéville" doit se résoudre à fermer ses portes en juin 1987...

Resté fermé pendant de très longues années, l'ancien cinéma d'art et essai est investi en 2004 par une compagnie théâtrale qui ouvre une "maison de théâtre" baptisée "La Cité".

Localisation : Marseille (13) - 54 bis, rue Edmond-Rostand

vendredi 7 septembre 2012

Cinévog et Phocéac (Marseille - 13)

Photo libre de droit (domaine public)

Au numéro 38 de la célèbre Canebière marseillaise se trouvaient deux salles de cinémas, appartenant au même propriétaire, mais indépendantes l'une de l'autre, avec une programmation différente et une caisse pour chaque salle !

Ce qui expliquait la présence de deux enseignes différentes...

Les deux établissements n'ont pas ouvert en même temps : l'aîné était le "Cinévog", avec sa salle de 486 places, inaugurée le 2 décembre 1938, son frère cadet le "Phocéac" ayant ouvert les portes de sa salle de 449 places le 3 février 1940.

La carrière de ces deux établissements sera hélas relativement brève, puisque le 26 avril 1960 ce seront les deux premiers cinémas d'exclusivité de Marseille à fermer leurs portes, début d'une longue série de disparitions dans la cité phocéènne...

Droits Réservés 

Ironie du sort, les magasins "Baze" qui avaient cédé une partie de leurs locaux pour permettre l'ouverture des cinémas, réinvestissent les lieux en y installant un supermarché !

Capture d'écran © Google Maps

De nos jours, c'est un grand magasin qui occupe les lieux, et la grande marquise a disparu...

Localisation : Marseille (13) - 38, La Canebière

 

lundi 9 juillet 2012

UGC Capitole (Marseille - 13)

Capture d'écran © Google Maps


Au numéro 138 de la célèbre Canebière se situait un immense et prestigieux music-hall de 2000 places, le "Capitole", converti en cinéma en septembre 1926.

En décembre 1949, une deuxième salle de cinéma de 535 places, le "Meilhan", est ouverte dans l'enceinte du "Capitole" qui voit sa capacité réduite à 1170 fauteuils.


© La Cinématographie Française

Le mois d'avril 1976 sonne le glas de ces deux salles de prestige, devenues anachroniques : elles donnent naissance six mois plus tard à l'UGC Capitole, un complexe de huit salles réparties sur trois niveaux, et totalisant 2260 fauteuils...

Ce complexe est alors considéré comme l'un des plus modernes de France et comme le navire amiral du circuit UGC, avec son vaste hall et ses nombreux escalators permettant d'accéder aux salles, dont la plus grande de 800 places, située au dernier étage du bâtiment à l'emplacement des anciens balcons du "Capitole".

Hélas, l’inexorable déclin des salles marseillaises de centre-ville, conjugué à une désaffectation du public au  profit de multiplexes excentrés, conduira à la fermeture définitive du lieu le 30 septembre 2007.


Photo © karmel80, janvier 2009 / Flickr® - Licence Creative Commons by-nc-nd 2.0

Photo © marcovdz, octobre 2010 / Flickr® - Licence Creative Commons by-nc-nd 2.0

Restée murée depuis la fermeture définitive en attente d'une restructuration immobilière, la façade accueille sur les anciens caissons d'affiches d'originales œuvres artistiques !

Localisation : Marseille (13) - 138, La Canebière
 

Merci à Klaus Weber - allekinos.com
 

jeudi 24 février 2011

Cin'Ac (Marseille - 13)

Photo libre de droit (domaine public)

Au n°74 de la célèbre "Canebière" de Marseille fut inauguré le 5 juillet 1935 un cinéma d'actualités de la chaîne "Cinéac", sous l'égide du qotidien "Le Petit Marseillais".

La salle de 500 places proposait des projections en continu de 9h00 du matin jusqu'à minuit !

La façade monumentale était dotée d'enseignes au néon qui attiraient le spectateur pour l'entraîner dans un voyage aux quatre coins du monde par le biais de ces reportages d'actualités.

Document © SIAF/Cité de l'Architecture et du Patrimoine/Archives d'Architecture du XXe siècle - Cliché Anonyme

Une parenthèse s'impose pour préciser que l'activité cinématographique à cette adresse est en fait bien antérieure à la naissance du Cinéac...

En effet, en janvier 1913 s'était ouvert à cet emplacement un établissement tenant à la fois lieu de salle de cinéma et de café, baptisé "Empire-Cinéma".

Photo libre de droit (domaine public)

En 1919, l'établissement cesse son activité cinématographique, et se transforme en un dancing, le "Tabaris".

 Photo libre de droit (domaine public)


Le cinéma revient donc en force en 1935 à cette adresse, avec la transformation du lieu par les architectes Pierre de Montaut et Adrienne Gorska et la naissance du "Cinéac-Le Petit Marseillais".

Un évènement dramatique va marquer l'existence du Cinéac : en effet, un bombardement détruit l'immeuble le 27 mai 1944, faisant de nombreuses victimes parmi la foule qui s'était réfugiée dans le hall du cinéma...

Après reconstruction, il rouvre ses portes le 22 août 1945, et oriente progressivement sa programmation vers les documentaires et les dessins animés, en étant rebaptisé "Cinéac-Canebière".

 Photo du "Cinéac-Canebière" prise vers 1955


Au cours des années qui suivent, le Cinéac est en perte de vitesse, et c'est un nouvel établissement ultra-moderne de 600 places qui le remplace le 15 février 1967.

Devenu un cinéma de première exclusivité, le nouveau "Cinéac-Canebière" continue à proposer des séances dès le matin, dans une salle équipée d'un superbe écran large et pourvue de la climatisation.

Curieusement, un revirement complet s'opère l'année suivante : dès le mois d'avril 1968, le "Cinéac-Canebière" abandonne la formule de l'exclusivité et s'oriente vers une programmation de reprises à tarif réduit...

La décadence se poursuit en 1980, année où la salle se scinde en trois pour donner naissance le 12 février à un complexe baptisé "Cin'Ac", ouvert de 10h00 à minuit, et proposant principalement une programmation à base de séries Z...

Ce qui devait arriver arriva...

Au milieu de l'hécatombe généralisée parmi les salles marseillaises au cours des années 80, le "Cin'Ac" tire sa révérence en 1988, soixante-quinze ans après l'apparition des premières images animées au n°74 de la Canebière !


 Capture d'écran © Google Maps

L'emplacement de l'ancien cinéma est aujourd'hui occupé par le magasin d'une chaîne de drogueries.

Localisation : Marseille (13) - 74, La Canebière